La Mariette aux fraises

De Jeremias Gotthelf

Lire devient parfois difficile … 

C’est pourquoi une animation lecture à haute voix est proposée à nos résidants.

Lors d’un après-midi bricolage, l’une de nos résidantes nous propose de partager une magnifique boîte de biscuits. Les gourmandises sont certes délicieuses et fort appréciées de ces dames, mais nous découvrons surtout, sur le couvercle, une très belle lithographie du peintre Anker, une jeune fille portant un panier de fraises.

 

A l’intérieur de la boîte, une note explicative nous informe du pourquoi de cette couverture ; Anker a illustré une nouvelle de l’écrivain suisse allemand Jeremias Gotthelf. La demoiselle a tout de suite plu à nos résidantes, et nous décidons de nous procurer le livre et de faire connaissance avec ce visage … C’est ainsi que commence l’aventure de « la Mariette aux fraises » dont voici un résumé écrit par les auditeurs.

L’histoire se situe dans la campagne soleuroise dans la Combe de Chaggeny. Dans une modeste maisonnette habitent Mariette, enfant de 8 ou 10 ans, son frère et sa sœur prénommée Babette. Ils vivent là depuis peu avec leur maman suite à la mort de leur père.

La mère ne sait pas travailler mais elle devient couturière à domicile. Elle ne gagne pas beaucoup d’argent ; elle doit se faire sa clientèle.

Pour l’aider, les enfants vont cueillir des fraises qu’ils vendent ensuite dans les maisons voisines. Cela ne rapporte guère mais ça aide tout de même.

Mariette a beaucoup de plaisir à cueillir les fraises avec grand soin. Elle adore le contact avec la forêt, la nature. Elle écoute les oiseaux, particulièrement les merles qui sont friands de fraises. Elle observe les animaux de la forêt, l’écureuil. Mariette est une enfant simple, une petite sauvageonne.

Elle est passionnée, presque obsédée par la cueillette des fraises. L’hiver, elle a l’ennui, elle déprime, elle cafarde même, en attendant le printemps.

Durant son enfance, elle perd successivement son frère, puis sa jeune sœur au cours de deux hivers rigoureux. Ils sont malades (on suppose la tuberculose, la grippe, la rougeole, un refroidissement ou un manque de confort).

Elle est très triste mais trouve son bonheur dans la cueillette des fraises, dans la forêt. Elle n’apprécie guère la compagnie des gens, elle reste solitaire.

Au fil des saisons, la cueillette des fraises devient son gagne-pain. Elle doit économiser durant l’hiver.

Un jour elle rencontre « son bel ange » dans la forêt. Celui-ci lui offre une pièce d’argent. Sa mère ne la croit pas, elle pense qu’elle fabule. Personne ne la croit …

Quelques temps plus tard, alors qu’elle s’éloigne de plus en plus de son village pour vendre ses fraises, elle arrive devant un château. Il s’avère que « l’ange » est la demoiselle du château.

Elle se lie d’amitié avec la demoiselle chez qui est revient vendre ses fraises.

Un jour, une place de femme de chambre se libère au château. La demoiselle souhaite embaucher Mariette, la prendre à son service personnel. Notre Mariette hésite ; elle se demande comment elle sera accueillie par le personnel de maison. Elle aura l’ennui de la forêt. Elle ne sait pas travailler. Son manque d’éducation la gêne. Comment saura-t-elle se comporter ? Elle ne sait pas le français, la langue parlée au château. Elle craint également de perdre sa liberté, son indépendance.

Finalement, elle décide d’accepter la place. Elle tient à apprendre, elle sent que c’est bien pour elle. Elle demande à la demoiselle du temps pour continuer à aller cueillir ses chères fraises.

Elle va rester de nombreuses années au service de la demoiselle du château.

Les deux jeunes filles ont beaucoup d’estime l’une pour l’autre. Leur relation va dépasser le cadre du travail et une amitié sincère va se développer. Elles vont s’épauler durant ces années-là.

Après le décès de la demoiselle, Mariette retourne vivre dans la maisonnette de son enfance.

Mariette va consacrer la fin de sa vie à l’éducation de jeunes filles. Elle en retirera beaucoup de satisfaction et de félicitations.

Un jour, Mariette s’éteint, dans sa maisonnette, comme une chandelle, paisiblement …

Rédigé par : Mme Baumann, Mme Bugnard, Mme Calame, Mme Dupan, Mme Grize, Mme Jeanneret, Mme Jornod, Mme Landry, Mme Leuba Simone, Mme Leuba Suzy, Mme Monnier, Mme Pasche, Mme Perrin, Mme Procureur, Mme Raemy, Mme Roux, Mme Schertenleib, Mme Simon, M. Gerzner

Quelques mots des auditeurs :

« On ne va pas l’oublier la Mariette ; on a vécu avec elle» - Suzy Leuba

« On a bien aimé cette histoire ; un exemple à suivre » - Simone Leuba

« Une écriture simple mais captivante ! » - M. Gerzner

« J’ai beaucoup aimé » - Mme Dupan

« Simple mais bon » - Mme Simon

« Les fraises étaient bonnes ! » - Mme Raemy